Je suis arrivée au Japon le 4 juillet 2019. Dès mon arrivée sur le sol japonais, encore à l’aéroport, les autorités m’ont délivrée une carte de résidence. Celle-ci est valide pour 1an, le temps que m’offre le visa vacances-travail sur le territoire nippon. Cette carte est ma carte d’identité ici. Je dois tout le temps l’avoir sur moi car je suis susceptible qu’on me la demande à tout moment, comme lorsque j’ai été me renseigner pour avoir une carte SIM (cela vaut aussi pour l’ouverture d’un compte en banque, la location d’un logement ou toute autre démarche administrative).
Sur la carte de résidence, on y trouve le nom, le prénom, la date de naissance, le statut de résident, l’autorisation de travailler ou non sur le territoire ainsi que la période de séjour. Au dos de la carte doit se trouver l’adresse à laquelle on réside.


Une des premières choses à faire, donc, est de se rendre dans sa mairie de quartier afin d’y inscrire son adresse de résidence. Facile non ? Eh bien pas tant que cela. Je m’étais renseignée à l’avance et avais lu que les Japonais ne parlaient pas anglais et donc qu’il était très difficile de se faire comprendre. Il était même conseillé d’y aller avec un ami Japonais. Venant d’arriver, n’ayant pas encore d’ami japonais mais ayant ma journée de libre et google traduction sur le téléphone, j’ai pris mon courage à deux mains et y ai été toute seule comme une grande ! Même pas peur. Alors je ne sais pas si j’ai été très chanceuse ou si au final ce n’est pas aussi difficile que ce que j’ai pu lire mais cela s’est très bien passé.
Il y avait des indications en anglais pour se rendre au bon guichet. Puis je devais imprimer un ticket pour faire la queue depuis une machine qui avait beaucoup d’options mais seulement en japonais. J’ai donc utilisé la fonction appareil photo de google traduction, c’est très pratique voir indispensable… J’ai attendu mon tour et face à mon interlocutrice japonaise après un « konnichiwa » timide, j’ai lancé presqu’aussitôt un « Eigo ??? » ce qui veut dire « Anglais ??? ». La dame ne parlait pas anglais mais a tout de même compris pourquoi je me trouvais là. Elle m’a alors conduite au bureau des formulaires où elle m’a tendu une feuille moitié en anglais/moitié en japonais à remplir. Je dois avouer qu’une fois face à ce document, j’étais complètement perdue. Je ne savais pas quoi écrire, comment l’écrire et j’avais surtout peur de faire des bêtises. Et alors là, allez demander des explications à quelqu’un qui ne parle pas anglais quand vous, vous qui ne parlez pas un mot de japonais… Ca risquait d’être folko ! Mais encore une fois, merci internet ! J’ai trouvé un exemple de formulaire rempli en anglais qui m’a sauvé la mise.
Une fois fait, je me retrouve au prochain guichet. « Eigo ? » Toujours pas, tant pis! La personne qui s’occupait de moi s’est tournée vers ses (nombreux) classeurs dans lesquels sont répertoriées les traductions anglaises de toutes les questions auxquelles elle veut une réponse. Cela prend un peu de temps mais j’avais toute l’après-midi devant moi alors je n’étais pas à cinq minutes près. Surtout après avoir pris une demi-heure à remplir 10 cases dans un formulaire… Ils ont finalement pris ma carte et y ont inscrit ma nouvelle adresse. J’ai réussi !!
J’habite officiellement Sapporo désormais !
Au final, à force de patience, du pouvoir d’internet et de la bonne volonté de mes interlocuteurs, j’y suis parvenue toute seule ! Et j’en suis pas peu fière, croyez moi. On peut dire que j’ai commencé mon séjour au Japon du bon pied, administrativement parlant en tout cas. En septembre quand il faudra changer d’appartement, je devrai retourner dans ces bureaux et recommencer tout du début.
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