Le village historique, à la périphérie de Sapporo, est un véritable musée à ciel ouvert. On y trouve une cinquantaine de bâtiments des différentes régions d’Hokkaido aux ères Meiji (1868-1912), Taishô (1912-1926) et au début de l’ère Shôwa (1926-1989). Ce sont, soit des bâtiments originaux déplacés sur le site, soit des reproductions.

Le village est divisé en quatre zones : zone urbaine, le village rural, le village de pêcheurs et le village de montagne.

Parmi les édifices dont on se souviendra, il y a l’ancienne gare et l’ancien hôtel de ville de Sapporo, une école, le journal local, un studio de photographie, la poste, des magasins, la laiterie, le temple ou encore l’auberge des travailleurs en montagne.

Il y a bien évidemment beaucoup de maisons traditionnelles. Dans chaque bâtiment, si vous souhaitez le visiter, il faudra enlever vos chaussures… Ça m’a très vite agacé (en bonne occidentale…) et je ne suis pas entrée dans tout. Mais j’en ai quand même fait pas mal. Je me suis donc retrouvée dans des maisons traditionnelles japonaises, avec leurs tatamis, leur plan intérieur singulier et leurs objets qui y sont mis en scène.

Pour ce qui est des bâtiments officiels ou encore liés à l’agriculture, on ressent très fortement l’influence américaine. Dans l’architecture premièrement mais aussi dans les outils utilisés. Un des exemples les plus parlants pour moi est la laiterie qui ressemble en tout point à la ferme rouge américaine qu’on peut voir dans les films.

J’ai particulièrement apprécié le village en montagne. Déjà parce qu’il faisait au moins 30°C, que le village est en plein soleil et que la partie montagne est en forêt, donc au frais ! Mais surtout parce que la forêt apporte un certain charme aux lieux. On a un peu moins l’impression de se trouver dans un village fantôme, il y a le bruit du vent, des feuilles. L’espace est « occupé » par la végétation.

Eh oui, le village historique est vaste et est, certes, qualifié de musée à ciel ouvert mais pour moi il ressemble surtout à un village fantôme. Ce sentiment est peut-être amplifié par le fait qu’il n’y avait pas beaucoup de visiteurs (et je ne m’en plains pas ! Vous devez commencer à comprendre maintenant que les endroits surpeuplés, ce n’est pas mon truc.). Vu qu’il n’y avait pas beaucoup de monde, le site était silencieux et les rues plutôt vides. De plus, les maisons sont entièrement meublées. Ce qui est génial car on peut réellement se rendre compte de comment c’était avant. Mais il n’y a pas d’acteurs pour habiter ces maisons (sauf une ou deux exceptions) donc cela donne l’impression que les vrais habitants les ont abandonnées, sont partis dans la précipitation laissant la bouilloire sur le feu.

A la sortie du village en montagne, on peut faire une pause dans sa visite et s’essayer aux jeux d’autrefois. Bon je n’ai pas les noms de ces jeux mais il y avait, par exemple, des sortes d’échasses ou encore on pouvait essayer de faire rouler un cercle en métal grâce à un bâton… Ça peut être très sympa en famille !
Vous pouvez également faire un tour de voiture tiré par un cheval. Je n’aime pas vraiment ce genre d’attraction en général. Le cheval passait beaucoup de temps en plein soleil et je ne suis pas sûre qu’il avait de l’eau à disposition lorsqu’il se « reposait ».

Si vous visitez le village historique, vous ferez un saut dans le temps et découvrirez à quoi pouvait ressembler la vie sur l’île d’Hokkaido par le passé.
Laisser un commentaire