ROAD TRIP (4/6) : Lac Mashu et Shiretoko Goko

ENFIN ! Enfin la météo s’améliorait un peu ! Il faisait toujours très gris et le ciel était toujours très nuageux. MAIS les nuages n’étaient pas aussi bas que la veille, j’avais donc bon espoir de voir le fameux lac Mashu et de faire la randonnée qui mène au sommet du Mont Mashu. Cela devait être la première vraie randonnée de mon voyage et j’avais hâte de la commencer.

LAC MASHU

Contrairement au jour précédent, je pouvais voir l’eau cette fois et même tout le lac ! Seul le sommet du mont Mashu était dans les nuages.

Le lac Mashu est connu pour la pureté et la clarté de ses eaux. Il est d’ailleurs considéré comme le lac le plus clair du monde. Lorsque le temps est dégagé (ce qui n’était pas le cas quand j’y étais, malheureusement), à la nuit tombée, le lac reflète le ciel étoilé comme dans un miroir. Les eaux du lac sont d’un bleu profond, le « bleu Mashu ». Tout comme le lac Kussharo, le lac Mashu est dans la caldeira d’un volcan encore potentiellement actif. Il est surnommé le « lac brumeux de Mashu » à cause des parois de cratère escarpées qui plongent le lac dans le brouillard plus de 100 jours par an.

Il était temps pour moi de me mettre en marche. Depuis l’observatoire n°1 jusqu’au sommet du mont Mashu, il y a une randonnée de 7km à faire, ce qui prend environ 3heures. Il ne faut pas être trop grand, car le chemin passe entre des arbres qui forment comme une allée couverte assez basse. Le sentier offre de très belles vues sur le lac ainsi que sur une partie du parc Akan-Mashu. J’étais motivée, je me sentais bien, j’avais hâte d’arriver au sommet… puis je me suis retrouvée dans les nuages à mi-chemin. Je ne voyais pas à 50 mètres. J’ai donc fait le choix de m’arrêter là et de rentrer. Je ne voyais pas l’intérêt d’aller plus loin pour ne rien voir au final. J’avais déjà perdu plus d’une demie journée la veille à cause de cet endroit, je ne voulais pas gâcher une autre journée. Je n’ai vraiment pas été chanceuse du tout avec ce lac !

Je me suis alors mise en route pour la prochaine étape de mon voyage : le parc national de Shiretoko.

SHIRETOKO GOKO

Le parc national de Shiretoko couvre la péninsule de Shiretoko tout à l’est de l’île d’Hokkaido. Shiretoko veut dire « là où finit la terre » en ainous. Le parc a été nommé site du patrimoine mondial de l’UNESCO en 2005 et est donc protégé. Il abrite des forêts primitives, certains endroits encore non explorés par l’homme, une chaîne de volcans anciens, des lacs et des cascades ainsi que des espèces sauvages comme les derniers ours du Japon. La péninsule n’est, d’ailleurs, pas entièrement autorisée au public. Seul un tiers est accessible aux visiteurs.

Pour la première fois depuis mon départ de Sapporo, il faisait grand soleil ! Hallelujah!
Je me dirigeais vers les Cinq lacs de Shiretoko quand j’ai aperçu du monde s’arrêtant sur le bord de la route et s’aventurant dans la forêt. J’ai donc suivi le mouvement et me suis arrêtée également. C’est là que j’ai découvert les chutes de Oshinkoshin. D’une hauteur de 80m, elles sont les plus hautes de Shiretoko et considérées comme faisant partie des 100 plus belles du Japon. Et effectivement, elles sont splendides. J’ai eu des frissons face à ce spectacle.

Les Cinq lacs de Shiretoko ou Shiretoko Goko sont sûrement un des lieux les plus touristiques du parc. Pour se promener dans cette partie du parc, il faut suivre un des trois sentiers de façon très stricte. Le premier chemin est gratuit et offre une vue sur seulement un des lacs. Le deuxième sur deux ou trois d’entre eux et le troisième sur les cinq. Pour le deuxième et troisième sentiers, avant de s’y aventurer, on doit regarder une vidéo qui met en garde contre les dangers que l’on peut rencontrer. Le danger ici étant de RENCONTRER DES OURS. Rien que ça. La vidéo nous apprend les gestes à faire (taper dans les mains, émettre des petits cris pour effrayer les ours de façon à ce qu’ils restent à distance, les positions de sécurités au cas un ours s’approche) et à ne pas faire (sortir du sentier balisé, faire des gestes brusques, ne pas courir). J’avais l’intention de faire le troisième chemin, celui avec les plus grandes chances de voir un ours… Pas que ça me déplaise de voir des ours, bien au contraire mais si je peux les voir de loin depuis un endroit sécurisé, je préfère. La veille, le sentier avait été fermé, justement parce qu’ils en avaient aperçus. J’ai donc fait ma poule mouillée et ai pris le deuxième chemin.

Le paysage est très beau et la végétation propre au parc. Je n’ai heureusement pas vu d’ours sur mon chemin et malheureusement je n’en ai pas vu non plus depuis les observatoires situés en hauteur. La balade en forêt est très agréable, surtout avec un grand soleil. Néanmoins, je n’y ai rien trouvé d’extraordinaire.

Cette quatrième journée était sympathique mais sans plus. Seule la cascade de Oshinkoshin m’a beaucoup ému. Et pour finir, je devais aller à la cascade d’eau chaude de Kamuiwakka. Sauf que la route y menant était fermée. Peut-être à cause des ours qui sait ?! Encore une fois, pas de chance!

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