ROAD TRIP (5/6) : Mont Tarumae

Cinquième journée et c’est le désastre de la semaine ! A mon réveil, il pleuvait des trombes d’eau. J’avais prévu de faire une randonnée jusqu’au sommet du Mont Kurodake et aux alentours dans le parc national Daisetsuzan. Bon, bah, raté! Il fallait trouver autre chose.

Dans mon plan d’origine, je devais aussi aller à Wakkanai, l’endroit le plus au nord du Japon. J’ai abandonné l’idée car cela faisait énormément d’heures de route pour poser à côté d’un panneau disant « point le plus au nord du Japon ». Effectivement, cela aurait été cool de pouvoir dire à tout le monde que j’y étais allée mais ça ne valait pas le coup. J’aurai perdu une journée et cela m’aurait coûté cher en carburant. De tout manière, il pleuvait des cordes alors c’était un très mauvais plan B. Au revoir Wakkanai et au revoir Mont Kurodake.
A la place, je suis rentrée à Sapporo où le temps était tout aussi mauvais. J’en ai donc profité pour me reposer et pour trouver quoi faire les deux derniers jours de mon voyage. J’avais également prévu de faire le Mont Yotei (le Mont Fuji d’Hokkaido). J’ai dû annuler cette sortie également car il allait y pleuvoir tout le weekend.

Mon choix de visite pour le sixième jour de mon road-trip s’est donc fait en cherchant un endroit à proximité de Sapporo où il ferait relativement beau. Je n’ai trouvé qu’un seul endroit qui correspondait à ces critères, UN. Tomakomai et le mont Tarumae à 1h30 environ au sud de Sapporo.

MONT TARUMAE

Le mont Tarumae est un volcan actif situé dans le parc national Shikotsu-Toya. Le volcan a connu une dizaine d’éruptions au cours du XXe siècle, la dernière ayant eu lieu en 1982. Il fait partie des volcans de rang « A » qui sont le plus à même de connaître une éruption dans un avenir proche.

Pour se rendre au pied du chemin qui mène au sommet du mont, on longe le lac Shikotsu bordé de nombreuses sources thermales et des centres de loisir. C’était très agréable de prendre cette route et d’admirer le lac et les montagnes autour qui défilaient sous mes yeux.

Une fois arrivée au parking qui marque le début de la randonnée, je me suis faite interviewer par un journaliste japonais ! Il voulait savoir d’où je venais, pourquoi cette envie de venir au mont Tarumae ou encore depuis combien de temps j’étais au Japon. C’était clairement pas de l’interview de haut vol mais c’était rigolo. La partie la moins fun pour moi était celle où je devais faire comme si de rien n’était alors qu’il prenait des photos de moi sur les premiers mètres du chemin… Je me suis déjà sentie plus à l’aise. Une fois débarrassée du photographe, la montée vers le sommet du volcan pouvait commencer ! Le chemin commence d’abord par des escaliers dans la forêt avant de devenir rocailleux, la végétation se faisant plus rare jusqu’au sommet. C’était assez sportif. Par endroit, il y avait une corde pour pouvoir s’aider.

Au fil de la montée, je découvrais le paysage aux alentours et c’était simplement magnifique. De plus, il faisait grand soleil et plutôt chaud. On avait une vue sur le Lac Shikotsu et le parc d’un côté. De l’autre côté on apercevait la ville de Tomakomai et l’Océan Pacifique.

Après une petite demie-heure, je suis arrivée au sommet et là je me suis prise une rafale de vent dans la figure ! En effet, jusque là, le flanc de la montagne m’en protégeait. Première petite surprise : ce vent soudain. Deuxième grande surprise : le dôme de lave du mont Tarumae. Je suis restée sans voix en découvrant ce paysage. C’était extraordinaire, tellement impressionnant.

Le dôme s’est créé lors de l’éruption de 1909 et a été désigné comme monument naturel d’Hokkaido en 1967. Des gaz continuent de s’en échapper encore aujourd’hui. Et avec le vent, on se prend tout dans la figure, il faut vite changer d’endroit pour éviter cela. Il y a un chemin qui fait tout le tour du cratère et prend à peu près 2 heures. C’est ce que j’ai fait et c’était incroyable. Marcher autour de ce dôme de lave gigantesque avec une vue sur le parc autour, c’était fou. J’en ai pris plein les yeux. Je n’arrivais pas à détourner mon regard de ce spectacle. D’ailleurs, il est interdit de quitter le trail et d’entrer dans le cratère pour se rapprocher du dôme. C’est trop dangereux à cause des émanations de gaz.

Tout autour du dôme, il y a des rochers dispersés de façon aléatoire. J’imagine que ce sont les vestiges des éruptions passées. Je m’imaginais dans un film catastrophe, lors d’une éruption volcanique, essayant d’éviter la pluie de rochers tombant du ciel… Je regarde beaucoup trop la télé.

Dans le cratère, on aperçoit également les équipements qui servent à monitorer l’activité volcanique.
Et même au sommet d’un volcan, on trouve un autel où les randonneurs passés ont déposé des offrandes.

La boucle autour du cratère est fatigante car vallonnée et rocailleuse, mais terriblement appréciable à faire. Pour ceux que le son des cigales berce, vous allez être servis! L’endroit en est plein et elles font encore plus de bruit que les Françaises.

La descente vers le parking était, quand à elle, la partie la plus difficile pour moi. La fatigue, les pierres et la pente font que je glissais et ai failli tomber plus d’une fois.

Cette sortie n’était pas du tout prévue et pourtant, tout comme avait pu l’être ma journée au Lac Kussharo, cela a été une des meilleures de ce road trip. Je suis réellement restée sans voix face à la beauté et la particularité de ce volcan.

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