ROAD TRIP (6/6) : Péninsule de Shakotan et bilan

Sixième et dernière partie de cette série et pas des moindres ! Cela devait être une journée « relax », pas prise de tête. Et pourtant…

J’ai appliqué les mêmes conditions que pour la veille afin de trouver la dernière destination de ma semaine. Un des endroits les plus populaires à proximité de Sapporo est la péninsule de Shakotan. La pluie s’était enfin arrêtée et le ciel était dégagé, c’était donc l’occasion d’y aller !

La péninsule de Shakotan se trouve au nord-ouest d’Hokkaido, à environ 2h30 de Sapporo. Pour s’y rendre, il faut traverser Otaru et passer devant les rochers Ebisuiwa et Daikokuiwa. Cela m’a permis de faire un arrêt sur le bord de la route pour observer le fameux rocher en forme de chandelle de Yoichi. Une fois encore, l’environnement n’était pas très agréable malheureusement.

PENINSULE DE SHAKOTAN

Sur la péninsule de Shakotan, je suis allée au Cap Kamui. Un chemin mène tout au bout du cap et offre une vue magnifique sur le rocher Kamui et le reste de la péninsule.

Le Cap Kamui a sa propre légende. Selon celle-ci, Charenka, une princesse Ainu, s’éprit d’un homme appelé Yoshitsune de Minamo. Ce dernier fuyant ses ennemis, avait trouvé refuge chez le chef Hidaka, père de Charenka. Yoshitsune partit plus au nord, abandonnant Charenka. La princesse le suivit jusqu’au Cap Kamui mais arriva trop tard. Yoshitsune avait déjà levé l’ancre. De rage, elle jeta une malédiction condamnant toutes les femmes à bord des navires passant le cap à mourir et leurs navires à sombrer. Le cœur brisé, Charenka se laissa tomber du haut des falaises. Il est dit que son esprit s’est transformé en rocher. Le Rocher Kamui qu’on peut apercevoir depuis l’extrémité de la péninsule. Par la suite, pendant très longtemps, les femmes étaient interdites d’approcher le cap.
Aujourd’hui, à l’extrémité de la péninsule, on trouve les ruines d’une tour de communication qui a servi pendant la guerre.

Rocher Kamui

En ce qui concerne le paysage, le Cap Kamui est magnifique. Les falaises vertes donnent l’impression d’être sur l’île de Jurassic Park. Je m’attendais à apercevoir des dinosaures sortir des arbres, ou voler au dessus de ma tête.

Il faisait beau, le chemin qui menait au bout de la péninsule offrait de très belles vues et le rocher Kamui se dressait fièrement dans les eaux « bleues Shakotan » de la mer du Japon.
Sur une note un peu moins cool, il y a beaucoup de pollution sur les plages, au pied des falaises.

Cette dernière destination était parfaite pour finir la semaine. Le paysage était très beau. C’était très paisible de se promener en haut des falaises avec le bruit des vagues et un léger vent dans les cheveux. Je me suis sentie l’esprit reposé malgré la fatigue physique du road-trip.

Si seulement la semaine avait pu finir sur ce moment… Ça aurait été trop beau !

Sur la route du retour, deux heures avant de rendre la voiture, j’ai eu un accident. Rien de grave heureusement. Mon rétroviseur gauche a tapé l’arrière droit d’un bus. Sur le moment ça m’a fait rire. Il n’y avait rien de grave, il n’y avait pas de blessé et la voiture n’avait pas grand-chose. Par contre le bus était dans un état… Non je déconne. J’ai pris ça à la légère, je ne m’inquiétais pas, j’en étais même amusée. En effet, cela me rappelait que presqu’un an jour pour jour auparavant, en Grèce, j’avais eu un autre accident (un peu plus important celui-ci puisque j’avais détruit une maison avec un buggy…Je suis un danger public!). Tout comme en Grèce où j’avais eu à faire à la police locale, j’ai dû traiter avec la police japonaise. Et avec la barrière de la langue, bonne chance ! Ça ne faisait qu’amplifier le côté comique de la situation.

Ça m’a fait rire jusqu’à ce que je rende la voiture à l’entreprise de location et qu’ils m’annoncent le prix à payer pour les dommages causés. Plus de 1000€. Ça pique ! J’ai tout fait pour économiser le plus possible. J’ai pris une voiture en solde, j’ai dormi 3 jours dans celle-ci, la plupart de mes activités était gratuite, je n’ai pris aucune autoroute pour éviter les péages et tout ça pour avoir un accident stupide et être facturée 1000€ pour un rétroviseur. Evidemment je n’avais pas pris l’assurance supplémentaire proposée au début de la location. Heureusement que je roule sur l’or et que 1000€ représentent trois fois rien pour moi…

J’ai donc fini ma semaine totalement désespérée, abattue et ruinée.
J’ai vu avec mon assurance française et normalement elle prend en charge les dommages de l’accident. Cependant au moment où j’écris cet article, je n’ai pas encore de nouvelles alors le suspense reste entier.

BILAN

Si on oublie les deux dernières heures de mon périple, j’ai passé une très bonne semaine. J’ai vu des paysages magnifiques, vécu des moments magiques, ai été déçue par certains endroits mais émerveillée par tant d’autres.

1583km de parcourus à travers l’île d’Hokkaido

La plus grande difficulté a été de devoir m’adapter à la météo. Après un mois de juillet ensoleillé et chaud je ne m’attendais pas à ce qu’août soit si pluvieux et gris. Une autre difficulté pour moi a été de voyager seule. Je vivais des moments incroyables et je n’avais personne avec qui les partager. Cela m’a un peu attristée. Au final, je préfère être accompagnée d’un ami.

Néanmoins, j’ai profité au maximum de ce voyage en solo et je suis prête à recommencer pour explorer d’autres régions du Japon. Je vais laisser passer quelques mois quand même, j’ai encore le rétroviseur en travers de la gorge…

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